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vendredi 11 octobre 2019

Les drones au service de l’agriculture


Aujourd'hui, les professionnels de la photographie, du cinéma ou du bâtiment ne sont plus les seuls à mettre les nouvelles technologies au profit de leur activité : un exploitant agricole peut lui aussi devenir pilote de drone, pour des utilisations très diverses.
Muni d'un drone civil classique ou d'un drone professionnel, il peut en effet gagner un temps considérable et optimiser le rendement de ses parcelles grâce à ces appareils qui permettent une vue aérienne précise et la collecte de nombreuses données. Si vous pensiez tout savoir sur les drones, vous serez donc surpris de constater l'importance de leur utilisation en agronomie et de découvrir en quoi ils sont devenus des outils d'aide à la décision dans le secteur agricole.

Le drone, un outil pertinent pour l’agriculture de précision !

Les drones agricoles ont la particularité non seulement de filmer pour réaliser une inspection visuelle des terres afin de repérer les adventices ou les dégâts de nuisibles, mais aussi d'être dotés de divers capteurs qui facilitent l'analyse de toute une panoplie de données : niveau d'azote, de chlorophylle, biomasse, taux d'humidité, stress hydrique, etc. De plus, le vol à basse altitude et la haute résolution permettent de récolter des vues aériennes plus pertinentes qu'avec une image satellite, aussi bien en viticulture qu'en arboriculture ou pour le maraîchage, l'horticulture et les grandes cultures de céréales.

Grâce à toutes ces informations et les préconisations sur les intrants nécessaires, les exploitants peuvent adapter précisément le niveau d'engrais ou d'autres pesticides à appliquer, et les zones concernées. Pour les agriculteurs qui utilisent régulièrement les drones, on remarque que la quantité de liquides épandus pour traiter les cultures a significativement diminué, facilitant ainsi l'agriculture durable et raisonnée. Les rendements sont également améliorés, ce qui permet un retour sur investissement relativement rapide, malgré un coût d'acquisition atteignant de francs pour les drones les plus sophistiqués.

Les drones pour l’épandage, un système révolutionnaire !

Bien que cette utilisation soit encore peu répandue, l'épandage à l'aide d'un drone commence à séduire de plus en plus d'exploitants agricoles dans le monde. Il faut le dire, cette technique présente plusieurs avantages pour le monde agricole :
  • Facilité de traiter des zones précises et d'optimiser la quantité de produits phytosanitaires utilisés en les répandant seulement où cela est nécessaire.
  • Accès plus facile à des endroits parfois peu propices au passage d'engins agricoles, notamment en cas de forte humidité, de présence d'arbres ou d’autres cultures, etc.
  • Réglages permettant un survol et une dispersion automatique des fertilisants et des herbicides et l'épandage de façon régulière tout en gérant la distance de pulvérisation.
  • Possibilité d'adapter les buses de pulvérisation en fonction des produits à répandre sur les terres agricoles et du type de cultures.
Le drone agricole pour assister les éleveurs !

Parallèlement à l'assistanat pour s'occuper des cultures, les drones sont aussi utiles dans l'élevage. Ces petits appareils peuvent en effet voler à proximité d'un troupeau, faire rentrer les animaux à la ferme au moment de la traite, etc.
Ils sont également utilisés pour surveiller l'ensemble des parcs et pâturages où se trouvent les bovins, les ovins, les porcins ou les volailles, pour s'assurer qu'ils disposent de suffisamment d'eau et qu'aucun ne s'est échappé de son enclos.
De plus, durant les périodes de vêlage, les exploitants agricoles peuvent garder un œil sur leurs génisses et intervenir au plus vite. L’utilisation de drone peut contribuer à diminuer le nombre de renards autour des exploitations de volailles et donc réduire les pertes.

Selon la définition donnée par Arvalis Infos, les drones sont des aéronefs capables de voler sans présence humaine à bord. Ils sont équipés d’un système de bord permettant le pilotage et le vol de façon automatique et peuvent embarquer différents capteurs permettant l’acquisition d’images. Il existe deux types de drones : les drones à voilures fixe et les drones à voilures tournantes avec hélices. 

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mercredi 9 octobre 2019

Saba Senegalensis ou Zaban


En Mooré, on l’appelle Wéda. Pour le Dioula, c’est Zaban. On le rencontre un peu partout dans les marchés du Burkina Faso. Avec un goût aigre sucré, ce fruit sauvage est prisé par les enfants et même les adultes.
Saba Senegalensis, nom scientifique de la liane Wéda, est disponible dans presque toutes les régions du Burkina Faso.

La maturation fruitière de la liane Saba intervient entre les mois de Mai et Août avec un pic de production en Juillet. Le fruit se présente dans une coque globuleuse qui contient des graines enrobées de pulpes jaunes très moelleuses et juteuses qui peuvent être consommées directement. Elles sont acidulées et sucrées. On peut déguster Zaban tel quel ou l’assaisonner avec du sucre, du sel et du piment. Certains enfants y ajoutent de la cendre ou de la potasse, question de diminuer son acidité. Mélangées avec de l’eau et du sucre, les pulpes donnent une délicieuse boisson communément appelé Zabandji, en langue Dioula.
Le fruit de Zaban, mangé tel ou transformé avant d’être consommé a un goût exceptionnel !

En plus des atouts organoleptiques du fruits, l’arbre de Zaban est un excellent remède en médecine traditionnelle. Certains tradipraticiens les recommandent pour le traitement de la stérilité féminine. Ses feuilles macérées constituent un excellent remède pour lutter contre les vomissements et les maux de ventre tandis que son latex aide à lutter contre la toux et la tuberculose.

En terme de médecines traditionnelles infantiles, la plante de Weda est également connue pour soigner les maux d’yeux, les maux de ventre, etc. « Presque toutes les mamans exigent les écorces de Zaban dans les canaris de médicaments de leurs enfants », nous dit maman Naminata, vendeuse de médicaments traditionnels au grand marché de Bobo-Dioulasso.
Que ce soit ses feuilles, ses racines, ses écorces, les peaux et même le jus de la liane saba, toutes les parties de cette plante sont utilisés comme médicaments traditionnels. Son jus est utilisé pour combattre les vertiges.
Dans l’artisanat, les feuilles, les rameaux et les fleurs du Zaban sont utilisés pour la teinture. Dans certaines cultures, son latex, colle glue plus ou moins de bonne qualité, est utilisé comme poison pour envenimer les flèches.

Saba Senegalensis, cette plante sauvage et grimpante, ce don de la nature est vraiment un trésor inestimable.


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mardi 8 octobre 2019

Les Cultures hors sol ou Hydroponiques


L’idée de cultiver en hors sol, est apparue depuis longtemps comme une méthodologie pour établir les mécanismes de l’absorption racinaire des éléments minéraux, et pour étudier le fonctionnement des plantes. Cependant depuis quelques décennies, cette méthode s’est largement répandue. Elle est devenue indispensable dans la production végétale. Les cultures hors sol se définissent comme des cultures où les végétaux effectuent leur cycle complet de production sans que le système racinaire ait été en contact avec son environnement naturel, le sol. Les racines sont ainsi continuellement alimentées par un milieu liquide minéral qui est la solution nutritive et qui apporte l’eau, l’oxygène dissous et les éléments minéraux indispensables.

Quelques avantages des cultures hors sol…

L’économie de l’eau et d’engrais minéral

Les cultures hydroponiques conduisent à une meilleure maitrise des apports d’eau et des éléments minéraux. L’économie réalisée par la culture hors sol en terme de quantité d’eau nécessaire pour obtenir un kg de produit peut atteindre 90% à 95% comparée à celle de plein champ.
Quant aux engrais minéraux, les techniques de culture hors sol conduisent aussi à une économie importante puisque les apports sont calculés en fonction des besoins et qu’il n’y a pas de stockage au niveau du sol. En réalité, l’économie réalisable va dépendre du choix de la technologie utilisée.

La simplification des techniques culturales

La culture hors sol permet d’éliminer certaines façons superficielles comme la préparation du sol, les binages, le désherbage, etc. De même, les étapes de la fertilisation (amendement et engrais minéraux), et de l’irrigation sont aussi remplacées par l’apport de la seule solution nutritive. En outre, cette technique facilite considérablement le travail du producteur.

L’élimination des problèmes liés au sol

La principale raison du développement agricole de la culture hors sol provient de la nécessité d’éliminer certains problèmes liés au sol comme le problème de la salinité ou la contamination par les agents pathogènes. Cette technique a permis, par exemple, de lutter contre la fusariose de l’œillet. En outre, le recours à la culture hors sol devient nécessaire quand le sol est de qualité médiocre, peu profond ou difficile à amender.

Le gain de précocité

La culture hors sol favorise la précocité d’une culture sous serre par rapport à une même culture en sol selon les régions. En effet, l’explication de cette précocité est due à un effet de température qui permet un réchauffement plus rapide d’un substrat par rapport au sol en place. Cette élévation de température permettrait un meilleur fonctionnement du système racinaire et un produit de meilleure qualité.

Une meilleure qualité des produits

Bien que le concept de la qualité soit difficile à préciser et à quantifier, la culture hors sol a une influence favorable sur certains critères comme :
-      L’aspect extérieur des fruits et des légumes. On récolte des produits plus attrayants pour le consommateur, plus propre car jamais souillés de particules de sol et plus brillants.
-      Moins de résidus de pesticides puisque ces cultures reçoivent moins de traitements phytosanitaires.

L’augmentation du rendement

Les rendements obtenus en utilisant la technologie de la culture hors sol sont en général plus élevés que les cultures en plein sol. En effet, quand la fertilité d’un sol de serre n’est pas optimale (problème de pathogènes, salinité, mauvaise structure…), la culture hors sol donne toujours des rendements supérieurs. De même, lorsque les conditions d’alimentation hydrique et minérale du sol ne sont pas bonnes, le passage en culture hors sol apporte à l’agriculteur une certaine garantie en limitant les risques de stress nutritionnels (carence, déficience, toxicité). En outre, les cultures hors sol permettent d’augmenter très sensiblement l’occupation du volume utile de la serre car elles autorisent une meilleure utilisation des surfaces.

Des inconvénients de la culture hydroponique ….

Comme toute nouvelle technologie, les cultures hors sol n’ont pas que des avantages. Des difficultés sont à énumérer parmi lesquelles on a :

Le coût d’installation et d’entretien élevé   

Les charges financières induites par les productions hors sol concernent l’installation (cuves, pompes, contrôles, le système de distribution de la solution nutritive), l’entretien et l’achat des substrats et des solutions nutritives.

Utilisation d’une haute technologie

L’autre difficulté liée à la diffusion des cultures hors sol dans le milieu agricole est la sophistication. Toute personne concernée par les cultures hors sol doit avoir une technicité assez prononcée.

La maîtrise incomplète des déchets

La plupart des techniques hydroponiques horticoles utilisent des substrats. Certains de ces produits (comme la laine de roche) ne sont pas biodégradables et posent des problèmes de déchets aux agriculteurs.
D’autres parts, les risques les plus importants pour l’environnement paraissent être liés à l’utilisation incomplète de la solution nutritive par les racines des plantes. Dans les systèmes les plus couramment utilisés dit à circuit ouvert la solution nutritive est apportée aux racines des plantes en quantité très supérieure à celle des besoins des racines : L’excédent ou percola est évacué dans le sol avec les eaux de ruissellement vers les nappes phréatiques.

En conclusion, la pratique de la culture hors sol s’accroit d’une manière significative dans le monde, c’est une solution efficace pour différentes contraintes et limites liées au sol, et au milieu et qui permet notamment l’augmentation des rendements et le développement de l’agriculture en général. En effet, elle représente un concept d’avenir puisque la population de la planète est en croissance géométrique et il y a de moins en moins de terres arables et fertiles qui sont utilisables pour subvenir aux besoins.

QUELQUES EXEMPLES DE CULTURES HORS SOL 
Illustration : Agri Maroc et Le coin du potager





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