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dimanche 8 décembre 2019

Burkina Golden Blog Awards : Flavienne Valérie SAWADOGO sur la plus haute marche


Et de « deux » pour Flavienne ValérieSAWADOGO. Après le prix du meilleur Blog de l’année au Concours Numérique du Ministère de l’Économie Numérique et des postes, elle a été sacrée « Meilleure bloggeuse de l’année » au Burkina Faso. Cette distinction lui a été reconnue à l’occasion de la deuxième édition des Burkina Golden Blog Awards, organisés par l’Association des Blogueurs du Burkina Faso (ABB). C’était le samedi 6 décembre 2019 dernier, à l’Hôtel Ramada de Ouagadougou.
En effet,  le blog "INFOS Recherches environnementales et Agricoles " qu’elle anime lui a permis de se tailler la plus haute marche face à 22 autres blogueurs. Flavienne Valérie Sawadogo est Journaliste/communicatrice à la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest (DRREA-O), Blogueuse, membre de l’Association des Blogeurs du Burkina (ABB). Cette récompense vient réconforter ses qualités de blogueuse. « J’étais venue pour gagner et j’ai gagné », a-t-elle a laissé entendre.  

En rappel, le thème de cette édition était : « Rôle du blogeur dans l’édification d’un Burkina de paix » un peu pour rappeler la responsabilité des blogueurs dans la préservation de la paix ». 
Bon vent à la meilleure Blogueuse de l’année !


Les Différents lauréats des GOLDEN BLOG AWARDS

MEILLEUR BLOGUEUR DE L’ANNÉE 2019

1ère: Flavienne Valérie SAWADOGO (INFOS RechercheEnvironnementale et Agricole)
2è : Sarah Stéphanie DABIRA (Icone Africaine)
3è : Boukary ZOROM (Le Kiosque Digital du Burkina)

MEILLEUR BLOGUEUR COMMUNAUTAIRE
Farida Sonia TIEMTORE (Les héroïnes du Faso)

MEILLEUR CHRONIQUEUR
Harouna Simbo DRABO (Voix citoyennes)

PRIX SPÉCIAUX

Coup du cœur du public 
Farida Sonia TIEMTORE (Les héroïnes du Faso)

Prix du SPONG 
Harouna Simbo DRABO (Voix citoyennes)

Prix du FDCT 
Sarah Stéphanie DABIRA (Icone Africaine)

Temps forts de la cérémonie

  
                
                         Hève Sanou, SDCA

lundi 25 novembre 2019

Le striga, cet ennemi, voisin des cultures...



Un des principaux parasites est le Striga, une mauvaise herbe qui suce le jus et les nutriments des plantes de céréales et qui cause des pertes énormes en rendement. Mr Adama Sanou, ingénieur de recherche, Malherbologue au sein de l’Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoes, INERA, défini le Striga comme une plante hémiparasite des céréales dont le sorgho, le mil, le maïs et le riz pluvial.
Striga hermonthica (Del.) Benth. ou Striga senegalensis Benth. Appartient à lordre des Tubiflorae et à la famille des Scrophulariaceae. La famille des Scrophulariaceae est cosmopolite et compte environ 250 genres et 5 000 espèces. Parmi celles-ci, se distinguent les autotrophes et les hétérotrophes (parasites) (Parker et Riches, 1993) dont S. hermonthica.) Le Striga est connu dans les pays sahéliens sous différents noms locaux : chez les Dogon au Mali, Ndoukhom chez les Ouolof au Sénégal, Sègin, Wamblé, Wango respectivement chez les Dioula, les Dagara et les Mossi du Burkina Faso (Dembélé et al., 1994).

Le Striga, un danger pour les cultures !
Une seule plante de Striga peut produire des centaines de milliers de graines. Les graines sont si minuscules que la plupart des paysans ne savent pas qu’il s’agit de graines. Elles ressemblent plutôt à de la poussière noire. Mais ne vous laissez pas tromper.
Le Striga a des fleurs violettes ou blanches qui donnent beaucoup de petites graines. Cette petite herbe, connue des paysans, est mauvaise pour le mil ou le maïs. Lorsqu’il pousse dans un champ, les récoltes deviennent moins bonnes.
Les graines de Striga germent en général dès la première quinzaine du début de la saison pluvieuse. Il commence par envoyer des racines vers les pieds de mil, de maïs, de sorgho, c’est selon, qui sont tout près. Une fois ces racines dans celle de ces céréales, le Striga se nourrit de leur sève. Ce n’est qu’après plusieurs semaines que la tête de la plante de Striga va sortir sa tête de la surface de la terre. Il peut alors se nourrir seul. Cependant, il continu à se servir du mil, du maïs ou du sorgho pour s’alimenter. « Cela se passe en deux phases parasitaires », selon le Malherbologue. « Une première phase ou sont parasitisme est total et une deuxième phase ou son alimentation dépend partiellement de la plante hôte », a-t-il laissé entendre.
C’est une situation qui empêchera ces plantes de pousser et produire comme il se doit.
Le Striga est la contrainte biotique majeure du sorgho et les pertes causées en termes de production sont estimées à 7 milliards de dollars américain en Afrique (Sauerborn, 1991).


Comment lutter contre le Striga ?
La lutte contre le Striga est très difficile. Mais ce n’est pas pour autant une raison pour baisser les bras. Voici quelques petites choses à faire pour y faire face ou du moins diminuer son ampleur :
-      Cultiver des variétés de mil, de maïs ou de sorgho qui lui résistent,
-      Bien nourrir nos cultures avec des engrais organiques (compost, fumier) pour qu’elles soient plus fortes,
-      Pratiquer une rotation de cultures (céréales – légumineuses, coton, sésame, etc.) dans nos champs chaque année,
-      Arracher le Striga présent dans le champ (au moins 3 fois dans le mois). Ainsi, le Striga aura moins de temps pour faire des graines.  Notez qu’un champ régulièrement nettoyé et sarclé à moins de Striga.
« Les moyens de luttes préventives et curatives contre le Striga sont nombreux », nous dira Monsieur Sanou Adama. Mais, renchérira-t-il,  « ils ne sont efficaces que lorsqu’ils sont appliqués en synergie : c’est ce qu’on appelle la lutte intégrée. Il s’agit des combinaisons de luttes agronomiques + génétiques + chimiques + biologiques ».