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mardi 11 juin 2019

Foire aux Semences de l'INERA : 10ème Edition validée


Avec pour  thème « Problématique de la production des semences des cultures orphelines et de niches dans un contexte de changement climatique », la 10ème édition de la foire aux semences de variétés améliorées de plantes de l’Institut de l’Environnement et de Recherches agricoles (INERA) s’est tenue du 6 au 9 juin 2019 à Ouagadougou. C’était sous le haut patronage de S.E.M. le Premier ministre, Christophe Dabiré,  la Présidence du Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga et le co-parrainage des Ministres en charge de l’Agriculture, Salifou Ouedraogo et du Commerce, Harouna Kaboré. 
Présidium de la cérémonie d'ouverture des activités de la Foire 
Cette 10ème édition de la Foire aux semences était riche en activités. Communication, information, sensibilisation, renforcement de capacité mais surtout exposition-vente des semences de base des variétés améliorées dont seul l’INERA a le secret étaient au menu.
En 10 ans d’éditions, le constat est que la recherche agricole au niveau national a pu contribuer à la mise au point de plusieurs variétés de semences. Cependant, « Pour ce qui est des cultures dites orphelines et de niches très peu de technologies ont été développées. Pourtant elles contribuent significativement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle » aux dires du Ministre délégué en charge de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Urbain COULIDIATI, représentant le président de la cérémonie.
Le choix du thème « Problématique de la production des semences des cultures orphelines et de niches dans un contexte de changement climatique » n’est donc pas fortuit puisqu’il permettra de mener la réflexion pour lever les contraintes liées au développement de ces cultures dites orphelines et de niches.
Pour mémoires,  les cultures dites orphelines sont entre autres, le voandzou, le gingembre, le taro, l’igname, le fabirama. Quant aux cultures de niches il faut voir le paprika, le sésame, le souchet, la patate, le manioc, le bissap, le gombo, etc.  
Le panel, l’une des activités phares menées pendant cette foire était axé sur le thème proprement dit et deux communications étaient à l'ordre du jour : 
1-  "Point sur les variétés améliorées disponibles, les itinéraires techniques de production, les modules de formations sur les cultures orphelines et de niches", par le #Dr_James_NEYA ;
2- "Contribution des cultures orphelines et de niches a la génération de revenus pour les producteurs/productrices et a l'économie nationale", par Mr Sawadogo N. François de l'Agence pour la Promotion des Exportations du Burkina (APEX). 
Des communications très enrichissantes pour les participants qui rentrent encore plus édifiés sur les questions en lien avec le thème. 


QUELQUES IMAGES DES ACTIVITÉS












Flavienne Valérie SAWADOGO

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lundi 3 juin 2019

TubeWell et AWD des technologies qui épatent !



Une équipe de l'INERA composée de la coordonnatrice du projet #TAAT_IWMI, le Dr #Bama_Nati_Aïssata_Delphine et de Mr #Ibrahim_Ouedraogo du programme #GRN_SP a organisée les 28 et 29 mai 2019, deux visites commentées sur des parcelles de démonstration de riz. C’était sur les plaines rizicoles de Bama et de Sindou, où plusieurs producteurs, les présidents des unions et les chefs de terres sont sortis massivement. 
La première visite s’est tenue le 28 mai et a concerné la plaine rizicole de Bama ou la technologie TubeWell était démontrée sur un quart d’hectare. « Tubewell » est une technologie qui, à l’aide de motopompe, utilise la pression de l’eau pour enfoncer un tube de 6 à 7 mètres environ dans le sol, en fonction du type de sol. Ce tube est ensuite branché à une motopompe qui se chargera d’aspirer l’eau du sol pour être drainée dans un tube externe pour l’irrigation de la parcelle.
Ouattara Bakary, 1er producteur témoin !
Pour Ouattara Bakary, le premier producteur ayant utilisé la technologie, « c’est une bouffée d’oxygène pour eux ». En effet, le champ n’a eu que deux semaines de pluies, tout a été irrigué par Tubewell. Toujours selon lui, la parcelle a enregistré beaucoup de curieux qui se demande comment il a fait pour pouvoir drainer cette eau.
La deuxième visite commentée qui s'est tenue le 29 mai sur la plaine rizicole de Sindou dans les Cascades a concerné la technologie de Gestion Intégrée de L'eau par Intermittence (AWD). Il s’agissait de pouvoir, avec peu d’eau, semer le riz avec à la clé, un bon rendement.
Pour les deux tests, les variétés utilisées étaient la ORYLUX et la TS2.
Le 2ème productur témoin Ouattara Salif
L'objectif de ces deux visites commentées était de montrer aux producteurs les avantages de l'utilisation de ces technologies à travers les parcelles de démonstration mise en place à cet effet. 
Pour l’occasion, plus d'une centaine de producteurs, ont été témoins des prouesses de #TubeWell et #AWD. 
Le deuxième producteur témoin ayant utilisé Tubewell, 
Ouattara Salif nous explique comment son champ est devenu un parc d’attraction sur la plaine. En effet, depuis plus de 10 ans, plusieurs plaines rizicoles comme celles de la Vallée du Kou ne produisent plus du riz en saison sèche. Et pour cause, le manque crucial d'eau. La technologie #TubeWell a donc permis de montrer aux producteurs qu'il est encore possible de briser ce mythe en leur permettant d’exploiter leurs parcelles en contre saison.
L’un des témoins de cet état de fait, Sanou Brigitte, dit être épatée. « Si tous les producteurs de la plaine pouvaient bénéficier de cette technologie, ça serait une bonne chose », a-t-elle laissé entendre.
Sanou Zoumana, président de l’Union des Coopératives Rizicoles Faso-Djigui de Bama (UCRB) a, quant à lui reconnu n’avoir pas cru en la technologie au départ. « A la plaine rizicole de Bama, nous perdons chaque année plus de 700.000.000 de FCFA. Nous ne cultivons pas plus de 400 hectares en contre-saison », a-t-il renchérit avant de laisser entendre : « Vivement que tous les producteurs puissent implanter TubeWell dans leurs parcelles ».

Pour la technologie #AWD le test a été implanté à Sindou et les producteurs de cette localité n'ont été que édifiés par les résultats engrangés. En suivant normalement les itinéraires techniques, la technologie AWD, facilite assurément l’obtention d’une très bonne productivité !

QUELQUES IMAGES DES VISITES COMMENTÉES 





Serges Armel Ouédraogo, Stagiaire

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vendredi 31 mai 2019

LE QUINOA OU LA MÈRE DES GRAINES


La sécurité alimentaire est un enjeu mondial crucial. Selon Wikipédia, « la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive, leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active ». Dans un monde confronté à ce problème d’insécurité alimentaire, l‘une des cultures les plus prometteuses pour l’alimentation et la sécurité nutritionnelle de demain est le Quinoa  (Chenopodium quinoa). Le Quinoa est une plante herbacée de la famille des Amaranthaceae. C’est un pseudo céréale, plutôt qu’une véritable céréale. Originaire d’Amérique du sud, le quinoa était très populaire au sein de l’ancienne civilisation andine, mais contrairement à cette dernière, il n’a pas retenu l’attention des conquérants espagnols. Il a fallu attendre les années 1970, quand le quinoa a commencé  à être introduit dans le reste du monde, pour que l’homme commence à comprendre à quel point cette plante est particulière. En plus d’avoir une valeur nutritive très élevée, le quinoa est très résistant à la sécheresse et au vent violent. Il s’adapte bien aux différentes zones agro-écologiques. 

Le Quinoa pousse jusqu’à une altitude de 4500 m au-dessus du niveau de la mer et résiste à de larges amplitudes thermiques quotidiennes.
Cultivé dans plus de 100 pays, le Quinoa ne nécessite pas beaucoup d’eau. Il s’associe à la culture de contre saison et s’adapte aux sols pauvres.
Il existe plus de 3000 écotypes de quinoa dont la valeur potentielle nutritionnelle n’a pas été encore explorée. Le quinoa possède des qualités nutritives très importantes parmi lesquelles on peut citer sa teneur élevée en protéines équilibrées, plus que le riz et les pâtes. En effet, la graine de quinoa est riche en protéines. Elles représentent, selon les variétés entre 12 et 20 % de son poids sec, 3 à 5 g aux 100 g une fois cuit. Mieux, les protéines contenues dans le Quinoa sont d'excellente qualité.
«La graine de quinoa convient aux végétariens et, plus largement, à toutes les personnes qui désirent limiter leur consommation de viande sans déséquilibrer leur alimentation » souligne Thierry Winkel, de l’Institut De Recherche (IDR) en France et qui étudie le Quinoa depuis plus de douze ans. Elle fournit des protéines complètes, et  contient tous les acides aminés dont nous avons besoin alors qu'il en manque souvent un, deux ou trois dans les autres céréales. La graine de quinoa est riche en vitamines B, en antioxydants, en minéraux et en oligoéléments (fer, cuivre, potassium, phosphore, manganèse). Elle contient autant de fibres que les céréales complètes, utiles pour modérer l'index glycémique du repas, augmenter la sensation de satiété et stimuler les transits paresseux. Elle est plus grasse que les céréales puisque les lipides représentent environ 5 % de son poids sec. Cependant, cela reste très raisonnable et il s'agit essentiellement de "bons" acides gras. Cette plante serait une aubaine pour les pays pauvres grâce à ses bienfaits et vertus thérapeutiques.
Au Burkina Faso le Quinoa a été introduit par la FAO en 2015, à travers un projet «Assistance technique pour le renforcement du système alimentaire du quinoa ». Les expérimentations ont été menées sur des sites à différentes zones agro-écologiques tels que Farako-Bâ, Soumousso, Banakélédaga, Lanfiera, et Saria.
Les variétés qui ont fait objet de ces expérimentations sont : Puno, Titicaca, Psankala, Salcedo Inia, Amarina marangani et Negra colana.
Selon  les avis recueillis auprès des producteurs lors des sorties terrains pour la visite commentée/formation/récolte des productions du 14 au 16 mai 2019, les expériences menées, ont étés une réussite. 
L’objectif à terme est de promouvoir la culture du quinoa au Burkina Faso pour s’adapter aux changements climatiques.  Et les producteurs présents à ces visites commentées ont compris la nécessité d’adopter cette culture.

Abdoul Aziz SENOU, Stagiaire en Communication

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mercredi 22 mai 2019

Connaissance des différentes races de poules


 Dans le monde, on estime la présence de plus de 300 races de poules domestiques. Ces poules sont généralement classées dans 3 catégories : les races commerciales, les races hybrides et les races locales.
Pour choisir la race de poules adéquate à votre situation d’élevage, il y a un certain nombre de paramètres à prendre en considération :
-      votre expérience,
-      la gestion de la ferme,
-      les goûts locaux,
-      votre situation commerciale,
-      la disponibilité des poules et de la nourriture dans votre zone de résidence.
 1)    Les races commerciales
Ces races de poules se catégorisent suivant la production en :
  • Races légères : élevées pour la ponte des œufs, on cite à titre d’exemple les Leghorns blanches qui sont des pondeuses très rentables. Elles sont petites de taille et pondent des œufs blancs.
  • Races plus lourdes : élevées pour la chair, les Plymouth Rock et les poules blanches Cornish, plus robustes que les races légères, elles produisent beaucoup de viande. Cette race demande bien évidemment, une nourriture spécifique pour accélérer la croissance.   
  • Races mixtes : élevées pour la chair et les œufs : ces poules pondent beaucoup d’œufs et proposent une quantité importante de viande comme le New Hampshire. 

2)    Les races hybrides
La production des poules hybrides est supérieure à celles des autres races. En effet, ces volailles sont généralement issues du croisement des poules élevées et sélectionnées pour l’importance  de leur productivité en œufs ou en chair. Parmi les poules hybrides les plus connues, il faut citer la Rhode Island Red. Ces races ont offrent beaucoup d’opportunités à l’éleveur. Cependant, elles ont aussi des inconvénients, notamment leur inaptitude au renouvellement du nombre des volailles, faute de perte des propriétés de haute production.

3)    les races locales
Les poules de races locales sont généralement moins chères, plus résistantes aux maladies de leur zone d’élevage. Elles s’adaptent facilement aux différentes conditions et sont utilisées pour l’élevage des poussins. Les poules de races locales ne demandent pas de la nourriture spécifique, car elles adorent picorer dans les déchets. Leur taille est inférieure à celle des autres races et elles pondent moins d’œufs (en moyenne 50 œufs par an).

Maintenant que nous connaissons les trois principales races de poules, le choix de la race qui nous convient dépendra de nos objectifs et de nos aspirations !

Flavienne Valérie SAWADOGO

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lundi 20 mai 2019

ELEVAGE DES POULETS LOCAUX : LES TECHNIQUES AMÉLIORÉES POUR UNE PRODUCTIVITÉ MAXIMALE


Les poulets de race locale sont des animaux à plumage très diversifié, assez rustiques. Ils sont de petit format, leurs poids à l’âge adulte dépassent rarement 2 kg. Ils ont une croissance lente. Les poules sont de bonnes couveuses mais elles ont une faible prolificité ; 8 à 10 poussins par éclosion 5 à 7 poussins arrivent à atteindre l’âge poulette. C’est une race adaptée à l’élevage familial de subsistance qui est retrouvée un peu partout sur l’étendue du territoire national.
Ils jouent un rôle important dans la vie de nombreuses familles surtout en zone rurale. Leur viande et leurs œufs sont très appréciés par la majorité des consommateurs.
Ces poulets sont élevés en majorité de façon traditionnelle, en ville comme au village. C’est-à-dire :
§  Pas d’enclos pour les poulets ;
§  Pas d’aliments, ni abreuvoir, ils sont livrés à eux même ;
§  Pas de suivi médical ;
§  Etc…
Malheureusement cette pratique traditionnelle rencontre beaucoup de difficultés. De ces difficultés on peut citer les nombreuses pertes de poussins à l’éclosion, dues à des facteurs pathologiques, environnementaux (le froid, pluie), traumatiques (écrasement) ou à l’attaque de prédateurs. Le taux de mortalité des poussins est généralement très élevé. En moyenne, sur une dizaine de poussins éclos, seulement 2 à 3 poulets arrivent finalement à être vendus ou consommés.
Pourtant, nous pouvons limiter ces pertes en pratiquant un élevage traditionnel amélioré à moindre coût et rentable. La pratique d’élevage traditionnelle amélioré demande le respect d’un certain nombre de règles d’hygiène et de soins préventifs aux animaux.
Ainsi, pour l’amélioration de son élevage de poulets locaux, l’éleveur doit prévoir :
§  Un abri bien aéré selon ses moyens pour les poulets. Toujours utiliser des matériaux locaux bon marché comme le bambou, le bois, le roseau, du chaume ou des briques d’argile…. De préférence, l’abri doit être surélevé pour protéger les poulets des prédateurs. Il est conseillé d’installer des perchoirs à l’intérieur.
§  Installer dans l’abri, des mangeoires et des abreuvoirs à volonté avec de l’eau propre pour les abreuvoirs ;
§  Prévoir une alimentation équilibrée pour les poules (mil rouge, maïs, la farine de poissons, soja torréfié, etc…). En plus du ces aliments, il est conseillé de leur donner régulièrement en supplément des légumes frais (feuilles de moringa) ;
§  Un coq robuste pour environ 10 poules ;
§  Sélectionner des poules qui couvent bien et élèvent bien leurs poussins ;
§  Aménager des petits espaces pour la ponte des poules ;
§  Séparer les jeunes poussins des adultes, pour leurs permettre de mieux se nourrir afin de bien grandir ;
§  Disposer d’une couveuse, si possible solaire ou à pétrole ;
§  Disposer des corbeilles ou des paniers utilisés comme couvoirs ou comme abri des poussins. Le panier ou la corbeille peuvent facilement être bougés. Ils doivent être spacieux pour que les poussins puissent bouger sans que la mère poule ne leur marche dessus et pour également assurer une bonne ventilation ;
§  Réserver de la place pour une petite mangeoire et un abreuvoir pour les poussins ;

OBSERVATIONS :

§  Tous les jours, il faut prendre un peu de temps pour observer le troupeau. C’est ce qui permettra de savoir s’il y a un problème de santé ou pas ;
§  S’assurer de la présence d’un point d’approvisionnement en vaccins et médicaments afin de déparasiter et soigner les animaux si besoin ;
§  Tuer ou vendre les oiseaux non productifs, comme les coquelets et les vieilles poules qui ont arrêté de pondre ;
§  Disposer d’un registre bien tenu pour bien maîtriser sa comptabilité.
L’élevage traditionnel amélioré des poulets locaux comporte plusieurs avantages et la consommation des poulets bio met le consommateur à l’abri des résidus d’antibiotiques, des bactéries et des graisses nocives à la santé. D’où la nécessité d’améliorer les techniques d’élevage tout en gardant son originalité comme ça se fait dans plusieurs pays d’Afrique.






Flavienne Valérie SAWADOGO


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vendredi 10 mai 2019

PLATEFORME INNOVATION MAÏS ET DU SYSTÈME DE WARRANTAGE : LE PRÉSIDENT EXPLIQUE


Du 02 au 03 Mai 2019 s’est tenu sur la station de Farako-Bâ, une formation des acteurs de la Plateforme d’innovation du projet UEMOA/MAIS, sur le warrantage. A l’occasion, nous avons tendu notre micro au président de la plateforme Mr Soumaila SANOU. Il nous donne des éclaircissements sur la plateforme d’innovation maïs et le système de warrantage.




SDCA : Parlez-nous de la Plateforme d’Innovation UEMOA MAÏS

La plateforme d'innovation (PI) est un outil pour la gestion du processus multi-acteurs dans les chaînes de valeur. La PI utilise une combinaison de systèmes d'apprentissage communs et des approches pour déclencher l'engagement solide des parties prenantes à chaque étape du processus.

SDCA : Quelles sont les composantes de la Plateforme d’Innovation UEMOA/MAÏS ?

La plateforme d’innovation UEMAO/MAIS est une plateforme qui regroupe les producteurs, les commerçants, les transformateurs, les services techniques du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, dont l’INERA et l’IRSAT, les services techniques du ministère de l’agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles, du ministère de l’environnement de l'Économie verte et du Changement climatique et ceux du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques. Tous ses acteurs se sont réunis autour d’une plateforme pour échanger sur les activités de la production du maïs.

SDCA : D’où est venue l’idée de la création de la Plateforme d’Innovation ?

L’UEMOA a financé L’INERA pour produire un certains nombres de variétés qui sont à hauts rendements et ces variétés vont de cinq à six tonnes à l’hectare. Pour une meilleure rentabilité de ces variétés, la mise en place de cette plateforme était nécessaire afin de permettre leurs vulgarisations au niveau des sites de productions.

SDCA : De quelles variétés s’agit-il ?

Il s’agit des variétés ESPOIR, BARKA, WARI et SR 21. Ce sont des variétés à hauts rendements qui permettent d’avoir une grande productivité.

SDCA : Quelles sont les activités menées au sein de la Plateforme ?

Au niveau de la plateforme, nous avons pas mal d’activité pour accompagner les producteurs pour leur trouver des facteurs de productions.
Nous avons les boutiques d’intrants dans lesquelles les produits sont stockés. Évidemment nous avons des partenariats avec un certain nombre de firmes d’intrants. La plateforme d’innovation travaille dans la gestion des boutiques d’intrants.

SDCA : Vous avez mis en place un système appelé « Warrantage ». De quoi s’agit-il ?

Le warrantage est une opération de crédit de quelques mois dont la particularité est la remise en garantie d'un stock de marchandises cessibles par la banque en cas de défaillance du client emprunteur. Les marchandises sont déposées par les entreprises productrices dans un entrepôt sécurisé contre un récépissé leur permettant de solliciter un emprunt à la banque ou à toute autre institution financière qui adhère à ce système.

SDCA : En quoi consiste le système de warrantage ?

Le warrantage est une longue histoire qui a commencé au NIGER. En effet, c’est pour faciliter l’acquisition de micro finances aux producteurs, éviter le bradage auprès d’eux et leurs permettre de garder un tant soit peu leurs production en attendant la période de soudure, que le système a vu le jour. Ces groupements qui font le warrantage permettent aux producteurs de faire une mise en groupe de leurs produits, c’est-à-dire que le producteur ne vend pas seul mais avec ses collègues.
Nous avons eu des projets dans le pays qui accompagnent la question de warrantage. Nous essayons de tisser une collaboration avec les micros finances notamment les caisses populaires. Dans le cadre du Warrantage, l’UEMOA, la FAO et OXFAM ont construit des magasins pour les producteurs.

SDCA : Quels sont les avantages du système de warrantage ?

Le warrantage a beaucoup d’avantage pour les producteurs. Il s’agit de l’accès facile aux crédits avec les institutions financières, de la gestion de la question de la sécurité alimentaire au niveau de la famille, de la facilitation d’une mise à marcher collective de leurs productions, etc.

SDCA : Comment les producteurs ont-ils accueillis ce système ?

Les producteurs bénéficiaires de ce système l’ont très bien accueilli. La Direction Générale Chargé de la Promotion de l’Économie Rurale (DGPER) a donné des formations à ces producteurs pour leurs permettre d’appliquer le warrantage. C’est dire donc que l’État a fait ce qu’il devait faire pour la formation des uns et des autres même si le warrantage a toujours ses insuffisances compte tenu du fait que jusque-là, il n’y a aucune réglementation.

SDCA : En tant que président de la Plateforme, comment pensez-vous que les producteurs peuvent tirer le meilleur de ce système de warrantage ?

Les producteurs doivent pouvoir tirer meilleur profit de ce système de warrantage si des sessions de formation sont régulièrement organisées à leurs intentions, avec des documents à l’appui. Ils comprendraient mieux le système et par la même occasion, pourront mieux l’appliquer.

SDCA : Qu’elle stratégie avez-vous pour permettre à un plus grand nombre de producteurs d’adopter le système de Warrantage ?

En termes de communication, nous avons déjà élaboré un plan de communication qui nous permettra d’organiser des tables rondes dans les radios et les télévisions de la place. Mais nous sommes aussi ouverts pour toute suggestion de communication venant des organes de presse.

Configuration d'une Plateforme d'Innovation !

Processus multi-acteurs de la Plateforme d'Innovation (PAPSA)!

Fonctionnement du Warrantage : Récolte (Constitution) (Portail FinDev)

Fonctionnement du Warrantage : Soudure (Dénouement) (Portail FinDev)
Serge Armel Ouédraogo


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jeudi 9 mai 2019

LE WARRANTAGE : DES OPA FORMES SUR LE SYSTÈME


Les 02 et 03 mai 2019 s’est tenue dans la salle de réunion du laboratoire biotechnologie de la Station de Farako-Bâ, une formation sur le système de warrantage. Organisée dans le cadre du  projet UEMOA/MAÏS, cette session de formation a regroupé une vingtaines de personnes venues des organisations paysannes de la région des Hauts-Bassins.




Organisée par la coordination du projet UEMOA/MAÏS et animée par le programme Gestion des Ressources Naturelles, Système de Production (GRN/SP) la session de formation avait pour objectif principal d’outiller les OPA à la maîtrise du système de warrantage.

Ainsi, dès l’entame, un bref aperçu a été fait sur l’historique du warrantage.
Le warrantage est un système d’opération de crédit de quelques mois dont la particularité est la remise en garantie d'un stock de marchandises cessibles par la banque en cas de défaillance du client emprunteur. Les marchandises sont déposées par les entreprises productrices dans un entrepôt sécurisé contre un récépissé leur permettant de solliciter un emprunt à la banque ou dans toute autre institution financière comme les caisses populaires.

Selon Mme Saba, l’une des formatrices, l’idée de la mise en place du warrantage serait partie du constat qu’il y a souvent des difficultés d’achat des intrants, ce qui occasionne de faibles rendements. Cet état des faits amène les producteurs à se rendre directement sur le marché pour vendre leurs productions, souvent à des prix très dérisoires, d’où de faibles revenus pour ces derniers. Il faut souligner que plus de 70% des producteurs du Burkina Faso sont dans cette dynamique.

C’est donc pour briser ce cercle vicieux que le projet Valorisation de variétés de maïs à haut rendement dans l’espace UEMOA dénommé UEMOA/MAÏS a mise en place le système de warrantage qui permettra aux producteurs de mieux s’épanouir.
Pour pallier aux difficultés liées à la mise en place de ce système, quelques règles ont été enseignées aux OPA pendant ces deux jours. Ils pourront désormais former les modalités d’accès au crédit et utiliser avec efficience ce crédit,  faire fonctionner le warrantage mais aussi et surtout, bien gérer le stock warranté.
Séance plénière, travaux de groupe, visites de laboratoires et de production de composts ont émaillés cette session de formation.

Pour mémoire, le projet Valorisation de variétés de maïs à haut rendement dans l’espace UEMOA dénommé UEMOA/MAÏS est coordonné par l’Agence Nationale de la Valorisation des Résultats de la Recherche et des Innovations, sous le financement de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine.

QUELQUES IMAGES DE LA FORMATION





Matènè Dembélé