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lundi 19 août 2019

L'Anacardier, l’arbre à noix de cajou



L’anacarde est le troisième produit agricole à l’exportation, après le coton et le sésame au Burkina Faso. Le cajou est une filière encore peu performante marquée par la faiblesse des rendements, de la transformation et de la commercialisation. Toutefois, la production de cajou a progressé de 13% en 2018 à 85 000 tonnes et le taux de transformation de 40% à 7000 tonnes, soit environ 8% des noix de cajou brutes. Cette hausse fait de l’anacarde, une filière à avenir prometteur. 
Ce n’est donc pas fortuit si la structuration de la filière cajou au Burkina Faso franchit un pas supplémentaire avec la création du Conseil Burkinabè de l’Anacarde (CBA) qui se veut être un établissement public de l’État à caractère économique. Le CBA vise à promouvoir la filière anacarde à travers la mise en œuvre des actions d’organisation, de coordination et de développement des activités de cette filière sur toute l’étendue du territoire national.

 Connaissance de l’anacardier

L’arbre à noix de cajou est d’origine tropicale, et aujourd’hui il pousse un peu partout dans le monde. Il lui faut au minimum 15°C. Il pousse très en hauteur puisqu’il peut atteindre plus de 10 m, et il a un tronc assez arrondi. Ses feuilles persistantes sont simples, ovales et coriaces, elles peuvent faire jusqu’à 25 cm de longueur. Au printemps, des petites fleurs blanches apparaissent en longues panicules d’une vingtaine de centimètres. Elles donneront des fruits "pomme de cajou" ressemblant à des poivrons jaunes, oranges ou rouges dont le jus tache de façon indélébile.
Les fruits ou la pomme de cajou
Les noix de cajou, sont les graines oléagineuses des fruits. Elles sont séparées de leur enveloppe charnue et sont ensuite grillées puis salées avant d’être consommées à l’apéritif. Elles sont très succulentes même s’il convient de faire très attention à leur consommation. En effet, les noix de cajou contiennent 50 % de graisse végétale et apportent 550 kcal/100g. Il est donc conseillé à ceux qui veulent garder la ligne de ne pas en abusez !

Caractéristiques de l’anacardier
Les noix de cajou, de délicieuses amuses-gueules
  • Famille : Anacardiacées
  • Type : arbre fruitier exotique
  • Origine : Amazonie
  • Couleur : fleurs blanches
  • Semis : oui
Les amandes des fruits de l’anacardier sont les noix de cajou qui, une fois grillées et salées, sont servies en amuse-gueule lors des apéritifs. Dans les pays producteur, la chair filandreuse et le jus riche en vitamine C des pommes de cajou sont utilisés et consommés frais, en jus ou en pâtisserie.
En termes d’ennemis, l’anacardier supporte très mal le froid et l’excès d’humidité.  
L’anacarde étant un arbre fruitier tropical. Il est donc préférable de le cultiver en bac ou en grand pot, dans une serre très lumineuse à une température se situant entre 16 et 20°C. 

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vendredi 16 août 2019

Région des Cascades : Atelier bilan de la PI/UEMOA/Maïs



L’équipe du projet UEMOA/MAÏS, dans le cadre  des rencontres d’animation des plateformes d’innovations (PI) dans chaque région d’intervention du projet, s’est déporté du 08 au 09 août 2019 dans la région des cascades. Il s’agissait de faire le bilan  de la campagne 2018-2019  et un plaidoyer pour la durabilité de la PI.
Une soixantaine (60) de participants composé des acteurs de la chaîne de valeur de la plateforme d’innovation du projet UEMOA/MAÏS,  étaient présents à cette rencontre. Selon eux, ce bilan permet de se rendre compte que la mise en place des plateformes a permis d’amorcer l’amélioration de l’accès aux intrants de qualité, la transformation du maïs et ses résidus et la mise en marché de ces produits.
Mais il faut reconnaître que cet exercice de bilan nous interpelle sur le fait que le projet  tire à sa fin. C’est pourquoi, l’équipe de la plateforme d’innovation a décidé de consacrer le jour 2 à la mise en place un plaidoyer auprès des autorités politiques afin de pérenniser les acquis déjà engrangés. Pour l’occasion, les acteurs ne se sont pas fait prier pour présenter leurs attentes vis à vis des autorités politiques, attentes qui se résument globalement à un appui politique et financier.
Toutefois, il faut reconnaître qu’attendre l’accompagnement des autres ne peut résoudre définitivement un problème. « Le succès de la pérennité de ces plateformes d’innovations viendra assurément donc de l’effort de tout un chacun », comme l’a souligné le président de la plateforme des cascades, Mr Moustapha Ouattara.
Quoi de plus normal, pour qu’un appel ait été lancé à l’ensemble des acteurs de mettre la main dans la patte pour l’atteinte des objectifs.

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mercredi 14 août 2019

ENVIRONNEMENT : les types de sécheresse en Afrique de l’Ouest et leurs gestions

 L’Afrique Occidentale fait face à une baisse de 20% de la pluviométrie depuis la fin des années 60. Cette baisse relativement abrupte de la pluviométrie reste le plus fort signal climatique que la terre ait enregistré depuis le début des mesures météorologiques.
Qu’est-ce que la sécheresse ?
C’est un épisode de manque d’eau plus ou moins long mais suffisant pour que les sols et la flore soient affectés. C’est aussi, un manque d’eau occasionnel et circonscrit dans le temps contrairement à l’aridité qui caractérise une pénurie d’eau structurelle.
Selon Armand HOUANYE, secrétaire Exécutif du Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO), six pays de l’Afrique occidentale connaissent une sécheresse catastrophique qui frappe environ six millions de personnes : la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.
Aux dires d’Armand HOUANYE, l’Afrique de l’ouest, en réalité, ne fait pas face à une sécheresse mais à quatre types de sécheresse :
  1.       - Sécheresse météorologique : une période prolongée sans systèmes précipitant ;
  2. -      - Sécheresse agricole : un déficit en eau dans les sols qui a un impact sur le développement de la végétation ;
  3. -     -  Sécheresse hydrologique : les cours d’eau (nappes souterraines, lacs ou rivières) montrent un niveau anormalement bas. Elles dépendent des précipitations mais aussi du type de sol ;
  4. -      - Sécheresse socio-économique : associe l’offre et la demande de certains biens et services socio-économiques avec les sécheresses météorologiques, hydrologiques et agricoles. Elle se produit quand la demande de l’eau d’un bien économique dépasse l’approvisionnement suite à un déficit en eau dû aux conditions atmosphériques.

Pour une gestion intégrée de la sécheresse, le Secrétaire Exécutif du Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest, montre les défis à relever au plan institutionnel, législatif et opérationnel : 
  • -     - La connaissance et la documentation de la problématique ;
  • -     -  La promotion du dialogue politique sur la gestion de la problématique ;
  • - La mise en place d’un environnement favorable : légalisation, réglementation, politiques, stratégies 
  • -     -  La gestion coordonnée des initiatives et développement de synergies ;
  • -   -Le plaidoyer, l’éducation, l’information et la communication à tous les niveaux
  • -    La mise en place et l’opérationnalisation de systèmes d’alerte sur la prévision et la gestion des sécheresses
  • - La mise en place d’initiatives de renforcement de la résilience des communautés


jeudi 25 juillet 2019

Le CNRST et quelques acquis engrangés !



Le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique, CNRST, est un Etablissement Public de l’Etat à caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT) en charge de la recherche scientifique et technologique au Burkina Faso. Il assure la coordination et le contrôle de l’ensemble des activités et des quatre (4) instituts (INERA, IRSS, INSS, IRSAT) qui relèvent de sa tutelle. 
Le CNRST jouit de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Son siège est à Ouagadougou. Il est sous la tutelle conjointe du Ministre en charge de la Recherche Scientifique et de l’innovation et du Ministre en charge des Finances.

Le CNRST a pour mission d’entreprendre des recherches dans le domaine des Sciences et Technologies pour soutenir le Développement Durable du Burkina Faso.
Dans cette vidéo qui nous le  présente mieux, vous verrez quelques acquis engrangés par ce centre.


mardi 23 juillet 2019

15ème Bulletin trimestriel DRREA-O INFO !

Veuillez télécharger ici le 2ème BULLETIN TRIMESTRIEL DE LA DRREA-O

PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES : LA GUERRE EST DÉCLARÉE


Le secteur de l'édition scientifique est l'un des plus rentables au monde. Il est aussi largement contesté par les universités et organismes de recherches contraints de payer des abonnements de plusieurs millions de dollars. La prestigieuse Université de Californie a décidé de stopper les frais.
C’est un véritable coup d’éclat pour le monde académique et surtout un symbole. À partir de ce mois-ci, la prestigieuse Université de Californie, n’aura plus accès aux publications scientifiques d’Elsevier, le plus gros éditeur scientifique au monde. Son abonnement a tout simplement été résilié après des mois de négociations infructueuses. La raison de la discorde : le coût prohibitif des souscriptions, entre autres. Ainsi en 2018, l’établissement a dû débourser 11 millions de dollars pour que ses chercheurs puissent accéder à 1500 journaux scientifiques appartenant à Elsevier — qui en détient au total près de 3000. Une situation jugée intenable.
Pour bien comprendre, l’origine de la crise, il faut revenir au modèle économique des éditeurs scientifiques comme Elsevier. Le principe est simple : les chercheurs se doivent de rendre publics les résultats de leurs travaux par des publications scientifiques. Leur manuscrit est soumis à un journal, comme par exemple, la prestigieuse revue médicale The Lancet (qui appartient à  Elsevier). Celle-ci le transmet à des “referees" ou “reviewers”, c’est-à-dire des "pairs", d’autres scientifiques experts dans le domaine de la publication soumise. Ils sont chargés d’évaluer la validité scientifique des résultats présentés. Après examen, ces relecteurs rendent leur avis sur lequel l’éditeur se basera pour décider de publier ou pas ces travaux. Généralement, les “referees” ne sont pas rémunérés pour cette contribution pourtant très chronophage. Ce travail est effectivement considéré comme la reconnaissance au niveau international d’une expertise dans son domaine.

Des marges qui atteignent 40 %
Par contre, pour accéder à ces contenus, la communauté scientifique doit payer. D’où l’obligation pour les universités et institutions de recherche dans le monde, de souscrire des abonnements auprès des éditeurs. Leurs chercheurs peuvent ainsi lire les publications et se tenir informés de l’avancement de la science dans leurs domaines respectifs. Certes, l’édition a un coût. Mais il est sans commune mesure avec les profits qu’elle génère. Un récent article de The Conversation rappelle ainsi que les marges de Elsevier atteignent 40 % contre... 23 % pour Apple, l’une des entreprises les plus rentables au monde.
Dans certains cas, les journaux proposent aux chercheurs de payer la publication de leurs travaux afin que ceux-ci soient en accès libre une fois publiés. “Cela peut aller de 1500 à 5000€ selon les revues”, témoigne une directrice de recherche au CNRS qui préfère rester anonyme. C’est donc la double peine pour les universités et organismes de recherche : ils sont contraints de souscrire des abonnements coûteux auprès des éditeurs et doivent aussi payer pour que les travaux qu’ils ont souvent financés soient publiés en accès libre.

De nouvelles publications en accès libre
Pour tenter de contrer la logique des grands éditeurs, de nouvelles publications dites en open access, c’est-à-dire en libre accès, se sont multipliées. Les plus connues sont notamment Plos One, Scientific Reports ou encore PeerJ. Elles sont donc librement consultables en ligne. Problème, ce sont encore les chercheurs qui doivent payer la publication de leurs travaux. Ce système a en plus favorisé le développement de revues dites prédatrices qui publient les travaux des chercheurs sans en vérifier la validité scientifique… pourvu qu’ils paient.
D’autres initiatives s’efforcent de rendre la publication scientifique totalement libre, c’est-à-dire gratuite à la soumission et à la consultation. C’est par exemple le cas de Peer Community In (PCI), une plateforme en ligne créé en 2017 et qui se définie comme un journal électronique d’évaluation d’articles, dans différents domaines : Biologie évolutive, écologie, paléontologie, zoologie et entomologie. Le fonctionnement est effectivement très particulier. PCI évalue les travaux que les chercheurs ont déposés sur des serveurs dits de pre-print ou des archives publiques telles qu'ArXiv, BioRxiv ou encore HAL (appartenant au CNRS).

Une décision qui va peser sur le secteur

La consultation de ces articles étant libre, les scientifiques peuvent ainsi diffuser gratuitement et rapidement les résultats de leurs travaux, avant de les soumettre à des journaux classiques. Problème : ces travaux n’ont pas été évalués par les pairs, comme c’est le cas dans une revue traditionnelle. Ils n’ont donc en l’état pas beaucoup de valeur. C’est là qu’intervient PCI. “Les auteurs soumettent à PCI les articles qu'ils ont posté sur les pre-print et autres archives. Nos “éditeurs”, c’est-à-dire les chercheurs responsables de l’évaluation des articles choisissent alors les publications qu’ils estiment importantes et les soumettent à des referees qui seront chargés de les évaluer. Tout cela se fait bénévolement.” Précise Thomas Guillemaud, chercheur à l’INRA et co-fondateur de la plateforme. PCI va alors publier sur son site tout le processus d’édition et d’évaluation de l’article : c’est-à-dire les commentaires des éditeurs et des referees, les modifications qui ont été apportées par les auteurs etc… Si l’article est accepté, l’éditeur rédige un texte de recommandation expliquant le contexte de cet article et pourquoi il est important. Un véritable label. Car ce texte sera finalement ajouté au début de l’article et cette nouvelle version, publiée sur les serveurs de l’archive d’origine. Ainsi, les lecteurs seront informés que ces travaux ont été évalués comme un article classique. Pour assurer son accès libre et entièrement gratuit, PCI s’appuie sur un statut d’association à but non lucratif. Les éditeurs comme les référées ne sont pas rémunérés. Quant aux frais de fonctionnement d’environ 20.000 euros par an, ils sont couverts par différents soutiens comme l’Inra et certaines universités
Cette start-up parisienne fondée en juillet par deux ingénieurs, Sylvain Massip et Charles Letailleur, vient en effet de mettre en ligne sa plateforme de publication. Elle se destine à accueillir de nouveaux journaux et toutes les revues traditionnelles qui souhaiteraient passer à un modèle de publication scientifique gratuit et en libre accès. Elle offre en échange tous les services d’un éditeur classique. Une sorte d’Elsevier de l’open access, où tout est gratuit, aussi bien pour la revue, que pour le chercheur qui veut publier ou consulter les publications. Le système serait alors financé par la veille technologique et scientifique assurée par les algorithmes de la start-up pour le compte d’entreprises : par exemple des PME cherchant à développer une nouvelle technologie ou encore les services recherche et développement d’un grand groupe faisant de la prospective. L’analyse automatique des algorithmes seraient alors affinées par l’expertise humaine des scientifiques appartenant à la communauté de chercheurs que les deux entrepreneurs veulent créer autour de leur plateforme. Le succès de la start-up repose bien évidemment sur le développement massif de l’open access car c’est dans ces publications ouvertes qu’elle compte faire tourner ses algorithmes pour ses services de veille.

Même s’il est difficile de prévoir l’évolution de l’édition scientifique, la décision de l’Université de Californie de renoncer aux abonnements d’Elsevier aura très certainement une grande influence sur le secteur. Ce mouvement en faveur de la science ouverte, est aussi bien avancé en Europe. L'union pousse actuellement l’adoption du Plan S, un projet qui vise à obliger les chercheurs dont les travaux ont reçu un financement public, à publier tous leurs résultats en accès libre. Ce plan soutenu par les agences de financement européennes comme l’ANR en France, mais aussi les institutions de recherche (CNRS, INRA etc…), devrait être appliqué à partir du 1er janvier 2021.  Peut-être le début de la fin du règne  des éditeurs sur l’accès à la connaissance scientifique ?

jeudi 18 juillet 2019

Quinoa au Burkina Faso : Des ingénieurs agronomes se sont penchés sur la thématique


Le quinoa est introduit en 2015 au Burkina Faso sur initiative de la FAO. C’est l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles, INERA qui s’est vite penché sur les questions expérimentations de cette culture qui est reconnue pour ses valeurs nutritionnelles importantes à travers le monde. Trois étudiants de l’Institut de Développement Rural, IDR ont mené leur stage de fin de cycle sur cette culture du quinoa sur le sol Burkinabé, à travers différentes thématiques.
Le premier, Louis NEBIE qui a commencé à se familiariser avec le quinoa en octobre 2015, a travaillé sur le thème « l’Évolution du Quinoa au Burkina Faso : variabilité génétique, adaptabilité, et perception des producteurs ».
Quant aux deux autres, Amidou GUIRA et Abdou GNANDA, ils sont venus dans le Quinoa en août 2017. Leurs études ont portées respectivement sur les thèmes «Effet de différente date de semi sur le développement et la performance du quinoa au Burkina Faso » et « Effet de la densité, du mode de semi et de la fertilisation sur le développement et la productivité du quinoa ».

Tous ces ingénieurs ont eu les mêmes impressions au premier contact avec les graines du quinoa. Elles ressemblent plus aux graines de mil, de sorgho ou encore de sésame. Sous la supervision du Dr Abdalla DAO, ils mèneront leurs premiers essais avec différentes variétés (Titicaca, Puno, Amarina, salcedo etc.). Ces essais seront faits sur les sites de Farako-Bâ, la Vallée du Kou, Lanfiera et Saria.
Comme toute bonne expérimentation, les ingénieurs ont rencontré quelques difficultés auxquelles ils ont fait face avec beaucoup d’efficacité. L’un des problèmes constaté a été de faire la distinction à la levée des semis du quinoa avec de l’herbes ordinaire. Cela peut s’expliquer par le fait que c’étaient une nouvelle plante.
Voici à quoi ressemble les graines de Quinoa !

Après un suivi rigoureux, de la levée jusqu’à la récolte, les apprentis Quinoa s’accordent sur les mêmes points, la culture du quinoa est une culture simple, facile et qui s’adapte à notre sol. Ils ajoutent également qu’il est préférable de semer le Quinoa en novembre et décembre car la plante n’a besoin que moins 400 mm d’eau pour s’épanouir. Les producteurs qui ont participés à cette expérimentation confirmeront les propos des ingénieurs sur la période de semi.
« Nous étions très enthousiasmés de voir que les expérimentations ont été une réussite et que les résultats obtenues étaient encourageant pour la promotion de cette culture au Burkina Faso », a dit l’un des ingénieurs. En effet, la question de savoir « ce que cela allait donner à la fin ? » trottinait dans leurs têtes.
Une chose est sure, au terme des essais, les résultats obtenus étaient époustouflant, prodigieux. On peut dire que les expérimentations ont été un succès.
Ce n’est donc pas fortuit, si les trois  ingénieurs agronomes ont soutenus brillamment le mardi 30 Avril 2019 les résultats de leurs travaux devant un jury composé d’imminents  Professeurs et chercheurs. A l’occasion, ils ont montré l’adaptabilité et la fertilisation du quinoa au sol Burkinabé.

Satisfaction de part et d'autre !

Interviewés à la fin des différentes soutenances sur les différentes thématiques citées plus haut et sur l’importance de cette culture au Burkina, les professeurs chercheurs donneront leurs impressions du quinoa.

Pour le Pr Assane Bissmark NACRO « le quinoa est une plante miraculeuse avec plusieurs vertus nutritifs, c’est un super aliment ». Il ajoute également que c’est  une merveille pour la population d’avoir cette culture. « La plante contient les 8 acides aminés et les protéines nécessaires pour le corps», a - t’il conclut.

Quant au Dr BEGUE enseignant-chercheur, il dit avoir connu le quinoa à la station de Farako-Bâ au cours d’une journée de dégustation des produits faits à base du quinoa. Cette plante regorge de nombreux bienfait et vertus, et est sans gluten. Il est bon pour les personnes qui ne consomment la viande, toujours selon le Dr BEGUE. Il va plus loin en soutenant, « cette culture doit-être vite répandu au Burkina et la population doit également prendre connaissance de cette Pseudo-céréale qui très riche pour l’organisme ».

Le Pr SOMDA a quant à lui donné ses impression sur les valeurs nutritives que possède le Quinoa. « Sa culture viendra un tant soit peu couvrir les carences  alimentaires  que connait le Burkina Faso », a-t-il souligné.
De l’avis des étudiants sur places, les positions divergent mais la conclusion est la même. Que ce soit ceux qui le connaissaient avant la soutenance ou ceux qui viennent de le découvrir, tous sont unanimes sur le fait que cette nouvelle culture sera bénéfique pour la population Burkinabé en raison de ses nombreuses vertus nutritionnelles.  

Les nouveaux ingénieurs espèrent évoluer dans l’étude du quinoa et en faire leurs sujets de master et de thèses pour le doctorat. L’INERA, travaille pour le renforcement des capacités des acteurs, de la chaîne de valeur de la promotion de la culture du quinoa au Burkina Faso. 

Ces étudiants ont travaillé sur le Quinoa pour leur stage d'ingénieur ! 



Abdoul Aziz Senou, Stagiaire en Communication

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mardi 9 juillet 2019

Filière Haricot au Burkina Faso : Le PABRA pour la relance de la culture

L’Alliance Pan Africaine de Recherche sur le Haricot, PABRA, à travers le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche sur le Haricot, WECABREN / Burkina Faso basé à  l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles, INERA depuis 2009, a tenu un atelier technique de début de campagne, le mardi 25 juin 2019, au sein du Centre de Recherche Environnementales et Agricoles (CREAF) de Kamboinsè. Cet atelier qui se voulait participatif, a regroupé l’équipe pluridisciplinaire de mise en œuvre des activités du programme, composée de chercheurs et techniciens de l’INERA et de l’IRSAT.

Une équipe pluridisciplinaire a participée à l'atelier

L’objectif de l’atelier était de faire le bilan de la campagne écoulée et de fixer les bases de celle à venir avec l’adoption du programme d’activité 2019.
Concernant la campagne écoulée, huit provinces ont été couvertes par les activités du programme. Il s’agit de la Comoé, du Houet, du Kadiogo, du Sanguié, de la Sissili, du Séno, du Zandoma et du Ziro. Les activités menées étaient entre autres, le criblage de variétés de haricot, l’évaluation d’une vingtaine de lignées d’haricot riz (haricot tepari), l’évaluation de 120 lignées d’haricot vert dont 40 retenues pour leur tolérance à la chaleur et à la sécheresse. Cette couverture a permis d’identifier un des problèmes majeurs pour la culture du haricot sec qui n’est autre que la question de fertilité des sols. 
Pour cette raison le coordonnateur du PABRA / WECABREN-BF, Monsieur Diasso Gabriel, a souligné, dans son intervention, la nécessité d’améliorer la fertilisation du haricot et d’apporter de nouvelles variétés pour répondre à la question de la relance de la
Mr Diasso Gabriel, coordonnateur du projet !
production du haricot vert. En outre, il a félicité la forte implication de l’équipe du Département Technologie Alimentaire (DTA) de l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies, IRSAT sur le volet nutrition.



En plus de toutes ces activités, un atelier participatif et des travaux de terrain avec les acteurs de la filière haricot vert et haricot-riz (haricot tepari) ont été menés avec une mention spéciale sur l’aspect genre. Cela a permis de construire le réseau d’acteurs de ces deux spéculations et de souligner le rôle et la position des femmes. Ces informations permettent d’entamer l’aspect corridor qui est la construction de déboucher sous régionales avec les autres pays que sont principalement le Togo, le Ghana, Burkina et la Cote d’Ivoire. Avec le Burkina Faso, cela forme le  TOGABUCI, connu sous le nom de corridor.

Au compte du programme d’activité 2019, sept activités ont été retenues par la coordination régionale. Compte tenu du budget très réduit alloué pour la conduite des activités les participants ont surtout échangé sur les types d’activités a menée sur le terrain cette année et les synergies entre activités au cours de la campagne qui s’installe. Ensemble sélectionneurs, nutritionnistes, spécialistes genre, spécialistes de la fertilité du sol, étude du marché, suivi évaluation et communication ont conclu sur une stratégie cohérente de conduite des différentes activités.
On retiendra surtout que les participants qui sont de disciplines diverses se sentaient très engagés avec une  volonté de redynamiser les filières haricot vert et haricot riz.